Comment j’ai acheter une Yamaha R1 “Frankenstein” en dépôt-vente

Achat Yamaha R1 dépôt-vente

Quand on achète une moto en dépôt-vente chez un professionnel, on se dit généralement : “Bon, au moins, je suis tranquille.”

Spoiler : non.

Moi aussi, je pensais être tranquille. Jusqu’au jour où ma Yamaha R1 a décidé de me rappeler qu’en mécanique, comme en amour, les apparences peuvent être trompeuses.

Voici mon histoire. Avec un peu d’humour (parce qu’il vaut mieux rire que pleurer), mais surtout avec quelques conseils utiles si jamais cela vous arrive un jour.

Tout avait pourtant bien commencé

Il y a quelques temps, j’achète une magnifique Yamaha R1 soit-disant de 2005 en dépôt-vente chez un professionnel.

Belle machine. Mythique. Le genre de moto qui vous fait tourner la tête avant même de démarrer.

Je roule. Tout va bien. Je suis heureux, puis vient le moment de la révision des 40 000 km chez Yamaha.

Et là…

Le mécanicien me regarde avec ce regard que personne ne veut voir dans un garage.

Vous savez, ce regard qui veut dire : “Monsieur… il va falloir qu’on parle.”

Le diagnostic qui fait mal

Le verdict tombe :

  • numéro de châssis qui semble refrappé ;
  • cadre qui ne correspond pas à l’année ;
  • supports moteur suspects ;
  • radiateur qui touche les collecteurs ;
  • durites pincées dans la direction ;
  • et autres joyeusetés.

En résumé :

Ma moto n’était pas une R1 et en plus pas de 2005, puisqu’ils ont arrêtés le châssis gris en 2002…

C’était un puzzle mécanique.

Un genre de R1 “collector” montée un vendredi soir à 18h par quelqu’un qui détestait les notices.

À cet instant précis, j’ai ressenti :

  • de l’incompréhension ;
  • de la colère ;
  • de l’angoisse ;
  • et un léger début d’insomnie.

Première leçon : ne pas paniquer

Quand on découvre ce genre de problème, le cerveau part immédiatement dans tous les sens :

  • “Mon assurance va me lâcher.”
  •  “Je vais perdre mon argent.”
  • “On va saisir ma maison, mon chien et mon grille-pain.”

Stop…Respirez.

Le premier réflexe doit être :

Immobiliser le véhicule “Pas de débat”.

Si le garage dit “potentiellement dangereux”, on ne repart pas avec “juste pour rentrer”. Non, on laisse la moto au garage et là c’était chez Yamaha.

Demander un écrit…Toujours avec : 

  • un diagnostic écrit ; 
  • des photos ; 
  • des preuves.

Parce qu’un “le mécano m’a dit que…” devant un tribunal, ça vaut à peu près un post-it mouillé.

Contacter son assurance

Même si elle ne rembourse pas directement, elle peut :

  • vous orienter ;
  • activer la protection juridique ;
  • vous rassurer.

Et franchement, parfois, juste entendre : “Non monsieur, l’ancien propriétaire ne vous concerne pas”, ça fait déjà beaucoup de bien.

Le vendeur : ami ou ennemi ?

J’ai contacté le garage vendeur et je m’attendais à un combat.

J’imaginais déjà :

  • mise en demeure ;
  • expert judiciaire ;
  • duel au sabre sur parking Leclerc.

Et finalement ? Ils ont reconnu le problème, car elle était chez eux en dépôt-vente, ils ont repris la moto et ils ont accepté de me rembourser.

Comme quoi, parfois, les gens font aussi les choses correctement.

Même si, soyons honnêtes, ils ont pris leur temps…Un peu trop.

Par contre les frais engagés dans la révision chez Yamaha, personne n’a voulu les payer et j’ai dû le faire…ça fait un peu c… , car plus de 1 000 €.

Deuxième leçon : toujours rester poli… mais ferme

Le secret, c’est pas : “Vous me remboursez sinon je détruis votre vitrine.”

Mais plutôt : “Bonjour, pouvez-vous me confirmer la date du virement ?” C’est plus efficace et surtout, toujours par écrit

  • Mail > téléphone.
  • Le téléphone rassure.
  • Le mail protège.

Le stress du remboursement

Le garage récupère la moto, puis plus rien…Silence. Le genre de silence qui fait regarder son application bancaire toutes les 12 minutes.

Je me suis dit : “Ils attendent sûrement que l’ancien propriétaire les rembourse.” Grosse erreur, car c’est leur problème et pas le mien. Et ça, mon assurance me l’a confirmé.

Important à retenir :
Vous avez acheté la moto dans un garage. Même si c’est en dépôt-vente, c’est le garage qui vous doit quelque chose et pas le cousin du voisin du vendeur initial.

Le certificat de cession : le papier qui rassure

Quand j’ai reçu le certificat de cession, j’ai soufflé.

Pourquoi ?

Parce que cela signifie :

  • la reprise est officielle ;
  • vous n’êtes plus responsable du véhicule ;
  • le dossier avance vraiment.

Conseil, vérifiez-le :

  • immatriculation ;
  • VIN ;
  • date ;
  • signatures.

Toujours.

Et enfin… le virement

Le fameux moment ou le garage m’envoie l’ordre de virement. Je regarde mon compte, rien.

Le lendemain, rien et puis ding ! L’argent est arrivé sur le compte.

Victoire !!!

Bon, pendant 20 minutes, impossible de les revirer parce que “solde insuffisant”.

Petit ascenseur émotionnel gratuit offert par ma banque, mais après ça…Nouvelle moto payée = Nouvelle vie et surtout nouvelle sérénité.

Ce que j’ai appris

Si cela vous arrive, je vous conseille de garder votre calme, car le stress fait faire de mauvais choix, et faites confiance aux faits, pas aux suppositions.

Il faut penser : 

  • documents ;
  • photos ;
  • mails.

Ne menacez pas trop vite, un ton calme ouvre plus de portes et faites-vous accompagner : 

  • assurance ; 
  • protection juridique ;
  • concessionnaire.

Ne restez pas seul.

Tant que l’argent n’est pas sur le compte…… le dossier n’est pas terminé. Oui, je sais, c’est frustrant, mais c’est vrai.

Au final

Cette histoire m’a coûté :

  • quelques cheveux ;
  • quelques nuits ;
  • et beaucoup de rafraîchissements de mon application bancaire.

Mais elle m’a appris une chose, c’est que même dans une galère mécanique bien sale, on s’en sort mieux quand on reste calme. Et parfois, au bout du tunnel, il y a même… Une nouvelle Yamaha R1 qui vous attend.

Et ça, franchement, ça vaut bien quelques cheveux blancs.

Stay Tuned !

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